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Mike Ward

Après s’être produit à Los Angeles, Paris, Dubaï, Londres, Toronto et Dublin et avoir diverti nos soldats en Europe et en Afghanistan. Mike Ward on le reconnaît par son humour brillant, assumé, décapant et fidèle à sa réputation : vulgaire.

Entre deux spectacles, Mike nous a accordé une entrevue.

1)  Parlez-nous un peu de vos origines et de votre jeunesse à Québec.

Je suis né à Loretteville, d’une mère francophone et d’un père anglophone qui m’ont extrêmement bien entouré.  Qui m’ont donné la confiance de faire ce que je voulais et de m’assumer dans la vie.

2)  D'où vous est venue cette « vocation » de faire de l'humour?

J’ai toujours eu un certain talent pour faire rire dans des moments ou il ne fallait pas rire, depuis que je suis petit j’aime me servir de mon humour pour dédramatiser.

3) À quoi ressemblait la vie sur la route à vos débuts, alors que vous faisiez la tournée des bars au Québec?

Sexe, drogues et rock & roll, ma vie ressemblait à un mauvais clip de Motley Crüe.

4) Vous avez collaboré à l'émission « Besoin d'amour » avec Guy A. Lepage.  Décrivez-nous l'expérience.

Après ma première apparition, Guy m’avait dit que ma vie venait de changer, je suis partie de là en me disant « Je suis une star! »  Malheureusement personne écoutait c’te show là à part moi et Guy A Lepage.

5) Vous avez aussi souvent animé des émissions à MusiquePlus.  Comment est née cette collaboration?

Je suis quelqu’un de créatif et inventif, et je suis capable de travailler avec un petit budget.  On a fait la saison 1 du Gros Show pour 35 milles piasses, à la même époque Radio-Canada avait un budget d’un million pour faire un épisode de Détect Inc.  Ils me ré-engagent parce que côté qualité/prix j’suis dure à battre.

6) Votre émission "L'Gros Show" ressemblait un peu au sketch "Wayne's World", présenté à Saturday Night Live.  Wayne vous a-t-il servi d'inspiration pour votre personnage?

Pas du tout, on voulait faire un genre de mocumentaire comme Spinal Tap, FUBAR ou les Trailer Park Boys, des personnages minables qui se prennent trop au sérieux.

7) Qui a eu l'idée de vous mettre à l'animation de «Clipto Man»?

Jeffrey Wright (maintenant à la SRC) m’a vu insulter des shows télé sur mon site web et il m’a dit qu’il aimerait que je fasse la même chose mais avec des clips à Musique Plus.  Me faire payer en insultant le monde… je ne pouvais pas dire non.

8) En spectacle, y a-t-il des sujets que vous considérez comme tabous ou auxquels vous ne voulez pas toucher?

Non, il n'y a pas de sujets tabous, juste des humoristes peureux.  Si quelque chose me fait rire je vais l’essayer sur scène.

9) Plusieurs personnes vous ont décrit comme étant vulgaire.  Que répondez-vous à ces gens?

Mangez toutes de la ma****!

10) Vous êtes allé à Los Angeles et à Paris.  Les publics américain et français sont-ils bien différents de ceux du Québec?

La France commence à connaître le stand-up, mais ils sont 30 ans en retard du reste de la planète donc le public français est beaucoup plus facile à impressionner, des clichés, du déjà vu, tous les font rire.

Le stand-up a été inventé aux Etats-Unis et ils adorent le genre d’humour que je fais, et quand le public aime quelque chose là bas ils sont ultra généreux.  Les américains ris plus mais applaudissent moins que les québécois.

11) Quel effet cela vous a-t-il fait d'être classé comme 7e meilleur humoriste par le site Internet The Top Tens en 2010, surtout considérant que des noms comme Robin Williams et Chris Rock sont cotés plus bas que vous?

Je suis très content d’être classé dans le top 10.  Je ne fais pas de compromis dans mon humour, et quand tu fais ça tu fais moins d’argent mais tu as le respect du milieu.

12) Avec votre nouveau spectacle « Mike Ward s'eXpose », à quoi peut-on s'attendre… ou doit-on s'attendre à l'inattendu?

Il faut venir voir un show comme le mien avec l’esprit ouvert, c’est un show intelligent, bien écrit mais ça reste un show de jokes de vul***.  Si t’es du genre qui est facile à choquer, qui prend toute au premier degré … reste chez vous.  Vas voir un autre show à place.

Entrevue et texte : Nadine Brillant


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