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Événements


Daniel Boucher

C’est par une belle journée ensoleillée sur une terrasse de Québec que j’ai pu m’entretenir avec Daniel Boucher, un homme simple, un passionné de la musique et amoureux de la vie.

Ses débuts, sa carrière


La carrière de Daniel Boucher a connu un essor fulgurant depuis le Festival de Petite-Vallée et ses études en génie civil. De l’explosion de « La Désise », chanté à l’ADISQ, jusqu’à aujourd’hui, Daniel Boucher a la même passion d’écrire avec ses tripes, chanter, jouer de la guitare encore comme au tout début.

Récipiendaire de plusieurs prix Félix de l’ADISQ, cinq albums à son actif et plus de 150 000 albums vendus, Daniel Boucher demeure le même. Il vit de son art et se sent très privilégié. Lorsque je lui demande si la célébrité a changé quelque chose, il répond simplement que «Ça change le regard des autres sur toi. L’important, c’est d’essayer de rester le plus toi-même, de ne pas se copier. Je me suis éloigné de certaines gens, je me suis rapproché de d’autres. L’amour entre les humains, c’est très important. J’essaie de trouver l’équilibre là-dedans.»

Son premier album, Dix mille matins était l’histoire d’un gars qui essayait d’être heureux.  La patente, son deuxième opus, parlait du système dans lequel nous vivons.  Avec Le soleil est sorti, son plus récent album, il devient beaucoup plus personnel et nous offre une fenêtre sur l’homme et l’âme derrière la musique. On y retrouve notamment une chanson pour son fils Émile et un joli duo chanté avec la collaboration de sa mère.

Quand il compose, ce n’est pas le lieu qui favorise l’écriture, mais bien se connecter sur le bon canal et surtout ne pas se copier soi-même.

Est-ce que vous saviez que « La Désise » était une caricature de lui, la manière que les gens le percevaient ?


Ses inspirations


Elles proviennent de la musique des années 70 avec les Beatles, Elvis Presley, Robert Charlebois.  Il s’inspire également beaucoup de plusieurs contemporains comme Richard Desjardins, Beck, Radio Head.  

Festival international de la chanson de Granby


Très ému d’être porte-parole de la 41e édition du Festival international de la chanson de Granby, il garde néanmoins les pieds fermement plantés sur terre. « C'est une belle occasion pour la relève de prendre d'excellents commentaires et d'en laisser. Les professionnels n'ont pas toujours raison. Si je réussis à faire passer ce message, j'aurai fait mon job de porte-parole.»  

Une carrière en Europe?

« C’est le rêve de tout artiste, peut-être un jour.  Mais je ne me séparerai pas de mon fils. »

Duo


« Pourquoi pas ? C’est une très bonne question et je ne m’attendais pas à ça du tout. » Après réflexion, il me dit : « J’ai fait un duo avec ma mère sur mon dernier disque », avec son regard rempli d’étincelles. Et non, sa mère ne sera pas du spectacle.

Boucane Bleue et fantasme Internet


Avec la sortie de La Patente, il créa sa propre compagnie de disque, qu’il a nommée Boucane Bleue, délaissant par le fait même GSI Musique. « GSI Musique s’occupe seulement des services que je ne peux faire, comme par exemple: communication, suivi de la production, financement, planification de tournée, etc. ... J’ai plus de temps pour la création, tout en prenant part aux décisions avec GSI sur les autres aspects. »

Son grand fantasme Internet, c’est de vendre sa musique sans intermédiaire, c’est-à-dire de « composer en se levant le matin, d’enregistrer et de mixer, par après, la vendre en ligne. »
    


Texte et entrevue : Nadine Brillant

Photo : Daniel Boucher


Site Internet : www.boucanebleue.com